Le Chant Sacré Genève

Selon une tradition orale, la Société de chant sacré aurait été constituée au cours de l'hiver 1826-1827, à l'ombre de la cathédrale Saint-Pierre, dans les salons d'une respectable dame anglaise, très attachée à Genève et très bonne musicienne. Le petit groupe d’origine souhaitait «contribuer à l'édification du service divin» en améliorant la qualité du chant des psaumes, tout en cherchant à se développer sur le plan artistique.
Dès 1855, le nouveau règlement de la Société précise que son but est de «répandre et entretenir le goût de la musique sacrée par l'étude et l'exécution des compositions religieuses des grands maîtres». Durant tout le 19ème siècle, elle a conservé son caractère «religieux» d’origine.
Dès le début du 20ème siècle, la Société de chant sacré s'est progressivement détachée des liens qui la reliaient à l'Eglise pour devenir une institution à vocation purement artistique, osant même parfois s’aventurer vers un répertoire profane. Elle a joué un rôle de précurseur dans la vie culturelle genevoise en préparant des programmes originaux. Tout en présentant régulièrement les grandes œuvres chorales classiques, elle s’est attachée à faire connaître et apprécier de son public soit des œuvres anciennes rarement exécutées, soit des œuvres contemporaines souvent données en création, comme par exemple Golgotha de Frank Martin en 1949 et Magnificat de Valentin Villard en 2014. À l’instar de ces deux derniers exemples, l’exécution de La Veillée de Jaques-Dalcroze en 2015, suivie d’un enregistrement sur CD en 2019, témoigne du souci du Chant Sacré de privilégier le répertoire suisse, voire genevois.
Le chœur est dirigé depuis septembre 2011 par Romain Mayor et s’est donné en 2012 le nom de Le Chant Sacré Genève.
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